La Commission de l’Union africaine (UA) a salué, ce 12 février 2026, la signature des Termes de Référence du mécanisme de cessez-le-feu entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23), intervenue le 3 février 2025 à Doha.
Pour l’UA, cette étape représente une avancée majeure dans la consolidation de la paix dans l’Est du pays. C’est dans un communiqué relayé par le service de l’information et de la Communication de l’U.A dont une copie est parvenu à la Gazette du Continent.
Le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a mis en avant le rôle constructif du Qatar et des États-Unis, qui ont soutenu les efforts de paix parallèlement au processus conduit par l’Union africaine. Ce dernier est piloté par Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil des ministres du Togo et médiateur principal désigné par l’UA, avec l’appui d’un panel de facilitateurs.
Selon l’UA, la signature de ces termes constitue une « mesure de confiance » et marque un pas concret vers la désescalade des hostilités, la protection des civils et la restauration de la sécurité dans les provinces de l’Est. Elle souligne l’importance d’un mécanisme clair et mutuellement accepté pour garantir le respect des engagements et renforcer la confiance entre les parties.
La Commission appelle les parties à mettre pleinement en œuvre les engagements convenus et à rester activement impliquées dans les processus politiques et sécuritaires en cours. L’accent est mis sur la nécessité d’un suivi rigoureux, notamment pour assurer la protection des populations civiles et prévenir toute reprise de violences.
L’Union africaine a également reconnu le rôle des organisations régionales, notamment la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, dans l’opérationnalisation du Mécanisme conjoint élargi de vérification (MCVE+), dispositif central pour suivre et contrôler le cessez-le-feu sur le terrain.
Pour l’UA, le cessez-le-feu permanent ne se limite pas à l’arrêt des hostilités : il s’agit également de créer un climat propice à la réconciliation et à la stabilité durable, tout en favorisant l’engagement constructif de toutes les parties.
Le communiqué réaffirme la disponibilité de la Commission africaine à soutenir les parties, en coordination avec les mécanismes régionaux, pour faire progresser le cessez-le-feu permanent et accompagner le retour de la paix et de la sécurité dans l’Est de la RDC.
Cette annonce intervient alors que la population locale attend des résultats tangibles sur le terrain. Les habitants, confrontés depuis des années à l’insécurité et aux déplacements forcés, espèrent que la mise en œuvre effective de cet accord pourra améliorer leur quotidien et renforcer leur protection.
Magloire Mutulwa
