En République démocratique du Congo (RDC), l’heure est à la mue du secteur extractif. Ce mercredi 28 janvier 2026, Louis Watum Kabamba, ministre des Mines, a officiellement lancé les travaux des assises sur la transparence et la bonne gouvernance du secteur minier. Organisé par l’Institut Républicain International (IRI), ce forum de 48 heures réunit un large éventail d’acteurs : institutions publiques, opérateurs privés, membres de la société civile et partenaires techniques et financiers.
La RDC au centre du jeu mondial
Dès son allocution d’ouverture, Louis Watum Kabamba a rappelé la position stratégique qu’occupe la RDC sur l’échiquier international. Dans un monde en pleine mutation, le pays est un maillon indispensable des chaînes de valeur liées à l’industrialisation, aux nouvelles technologies et, surtout, à la transition énergétique. Pour le ministre, cette responsabilité mondiale impose une gestion interne exemplaire, fondée sur la transparence et la redevabilité.
Cette initiative s’inscrit dans la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et l’action gouvernementale coordonnée par la Première ministre Judith Suminwa. L’objectif affiché est clair : moderniser la gouvernance minière. Cela passe par une meilleure coordination institutionnelle, une clarté accrue des règles du jeu et un dialogue permanent avec les opérateurs économiques, sans oublier les communautés locales et une interaction responsable avec la société civile.

Loin des discours de circonstance, Louis Watum Kabamba a exhorté les participants au pragmatisme. Insistant sur la nécessité de produire des résultats concrets, il a émis le souhait que ces assises se distinguent des précédentes en s’attaquant frontalement aux maux qui rongent le secteur. Le ministre a particulièrement mis l’accent sur le renforcement de la traçabilité et de la redevabilité, appelant les parties prenantes à formuler des engagements « clairs et opérationnels ».
Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse le simple cadre administratif. Il s’agit de faire des mines un véritable pilier de la souveraineté économique nationale, un moteur de transformation industrielle et un facteur de stabilité sociale pour les populations. « Une gouvernance exigeante est la condition du développement », a martelé le ministre avant de déclarer les travaux ouverts.

L’organisation de ces assises par l’Institut Républicain International (IRI) marque une étape importante dans l’engagement de cette ONG américaine en RDC. Présente dans le pays depuis 2015, l’institution, qui œuvre mondialement pour le renforcement démocratique, s’était illustrée par son observation électorale en 2018 et ses programmes de soutien à la redevabilité des élus.
Depuis mai 2025, l’IRI a opéré un virage stratégique en orientant ses actions vers la gouvernance du secteur minier, consciente que la gestion des ressources naturelles est un levier démocratique et économique majeur pour l’avenir du pays. Les conclusions de ces travaux, attendues ce 29 janvier, devraient poser les jalons d’une nouvelle ère de gestion pour le « scandale géologique » congolais.
Tenplar Ngwadi
