Le signal est donné. La province du Haut-Katanga a marqué le 26 janvier 2026 la fin de la première phase d’une mission de haute importance pour l’avenir économique de la République Démocratique du Congo (RDC). La Commission ad hoc, instituée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a officiellement clôturé ses travaux consacrés au contrôle de la conformité des entités de traitement de la filière cupro-cobaltifère.
Durant plusieurs jours, les experts ont passé au crible les volets administratifs, juridiques et techniques de ces structures vitales pour l’économie nationale.
Une traçabilité passée au peigne fin
La cérémonie de clôture, présidée par Franck Fwamba, président de la Commission, a permis de lever le voile sur un premier rapport d’étape. Le message porté par la délégation est ferme : il s’agit de répondre aux attentes du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, qui exige un assainissement profond du secteur minier. Pour la présidence, l’enjeu est social autant qu’économique, afin que les « immenses richesses du pays profitent réellement aux fils et filles de la République ».
Pour mener à bien cette tâche, la Commission n’a pas fait dans la demi-mesure. Organisée en trois sous-commissions administrative et juridique, technique, et enfin traçabilité et conformité, elle a réuni des représentants du ministère, des coopératives minières, des négociants et des membres de la société civile.
Loin de se contenter de simples procédures bureaucratiques, les équipes ont mené des auditions successives et des descentes sur le terrain. L’évaluation a inclus des vérifications approfondies directement sur les sites des usines de traitement, dans un climat décrit comme serein par les participants, afin qu’aucun détail n’échappe à la vigilance de l’État.
À l’issue de cette étape cruciale, Franck Fwamba a tenu à saluer l’implication des autorités provinciales, notamment celle du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, tout en transmettant les remerciements du ministre des Mines à l’ensemble des parties prenantes. Si cette première phase est désormais close, elle pose les jalons d’une restructuration durable de la gestion des ressources minérales en RDC.
Tenplar Ngwadi
