L’agglomération de Nkana, dans le territoire de Kwamouth, a récemment été touchée par une nouvelle attaque attribuée à des miliciens Mobondo. À la suite de cet événement, quatre corps de victimes ont été transportés jusqu’au ministère de l’Intérieur à Kinshasa par des membres de la communauté Teke a-t-on appris.
Selon les informations rapportées par Actualite.cd, la démarche visait à attirer l’attention des autorités nationales sur la situation sécuritaire dans la zone et sur les préoccupations exprimées par certains habitants. Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre un véhicule transportant les dépouilles, entourées de personnes demandant l’intervention du gouvernement.
Dans cet enregistrement, des voix indiqueraient que les corps proviendraient du village de Nkana et évoquent des violences attribuées à des miliciens Mobondo. Les intervenants affirment avoir choisi de se rendre au ministère de l’Intérieur pour exprimer leurs inquiétudes face à ce qu’ils considèrent comme une insuffisance de réponse sécuritaire.
Sur place, un agent du ministère s’est adressé au groupe. Le responsable de la délégation, identifié comme Fiston Lingwe, a déclaré que les dépouilles avaient ensuite été transférées à l’Hôpital général de Kinshasa (Mama Yemo) dans l’attente de procédures funéraires.
Toujours selon les informations rapportées par Actualite.cd, le processus d’inhumation pourrait intervenir dans les jours à venir, en concertation avec les autorités urbaines. Aucun calendrier officiel n’a toutefois été rendu public au moment des faits.
Dans une réaction rapportée par la même source, le député provincial élu de Kwamouth, Moïse Makani, a estimé que les institutions devaient renforcer les opérations de sécurisation dans les zones touchées. Il a également appelé à la poursuite de ceux qu’il considère comme auteurs ou instigateurs présumés des violences.
Les faits survenus à Nkana ont, d’après les témoignages locaux relayés par Actualite.cd, eu lieu aux premières heures de la journée de dimanche. Des habitants font état d’une attaque menée en représailles, bien que les circonstances précises restent encore sujettes à vérification.
Concernant le bilan humain, les chiffres avancés varient selon les sources mentionnées dans le reportage. Actualite.cd indique qu’un bilan a été communiqué par l’armée, mais aucune confirmation indépendante n’a été établie au moment de la publication. Les rédactions et observateurs soulignent la nécessité de vérifications approfondies.
À ce stade, la situation demeure suivie de près par les acteurs institutionnels et la société civile, en attendant des éclaircissements officiels sur les circonstances exactes, les responsabilités et les mesures à venir dans la zone de Kwamouth.
La Gazette du Continent
