L’heure est aux comptes pour les entreprises publiques congolaises. Julie Shiku, ministre du Portefeuille, a présidé ce mardi 27 janvier 2026, le lancement officiel des travaux d’analyse et de validation des prévisions budgétaires pour l’exercice 2026.
La cérémonie, qui a réuni les membres du Conseil supérieur du Portefeuille (CSP), les Présidents des Conseils d’administration (PCA) et les Directeurs généraux, marque le début d’une phase de contrôle rigoureux de la gestion des actifs de l’État.
Pour la ministre, cet exercice n’est pas une simple formalité administrative. Elle a rappelé avec fermeté que le budget constitue un « instrument stratégique de gouvernance, de performance et de pilotage ». Dans une volonté de restaurer la discipline, Julie Shiku a exigé le respect strict du calendrier budgétaire et a brandi un ultimatum : les entreprises n’ayant pas encore transmis leurs prévisions disposent d’un « délai impératif de huit jours » pour se mettre en règle.
Le défi de la croissance : sortir du seuil des 2 %
Le ton de cette session budgétaire est d’autant plus pressant que les indicateurs économiques du secteur sont jugés insuffisants. M. Norbert Nkubu Eluna, président a.i. du CSP, a dressé un constat sans appel : la contribution actuelle des entreprises publiques à la richesse nationale demeure inférieure à 2 % du PIB. Un chiffre qui appelle, selon lui, à un « sursaut de performance » et à un renforcement immédiat de l’efficacité économique.
L’objectif final de ces travaux est d’aboutir à la conclusion de contrats de performance entre l’État actionnaire et chaque entité. Ces accords ne seront pas de simples déclarations d’intention, mais seront assortis d’indicateurs clairs et d’un mécanisme de suivi rigoureux.
À travers cette démarche, le ministère du Portefeuille affiche son ambition : ancrer durablement une culture de résultats, de transparence et de redevabilité au cœur des entreprises publiques, afin qu’elles deviennent de véritables moteurs de l’économie nationale.
Tenplar Ngwadi
