Le spectre d’une ville morte a plané sur Kinshasa avant d’être écarté dans les salons du gouvernement. Le lundi 16 mars 2026, Jean-Pierre Bemba, Vice-Premier ministre et ministre des Transports, a reçu en audience les associations de chauffeurs et leurs représentants syndicaux pour une séance de concertation décisive.
Cette rencontre de haut niveau s’est tenue en présence du gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, du président du Syndicat des transporteurs routiers, ainsi que des délégués de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et du Secrétaire général aux Transports.

Au cœur des échanges, les représentants des chauffeurs ont exprimé leur vif mécontentement face à l’évolution récente du climat de travail sur les routes kinoises. Les discussions ont principalement porté sur l’application des nouvelles mesures de sécurité routière et, surtout, sur l’endurcissement des contrôles routiers, jugés trop contraignants par les professionnels du secteur.
La tension, qui menaçait de déboucher sur un arrêt total des activités de transport, est finalement retombée au terme d’un dialogue direct entre les autorités et les acteurs de terrain.

Un compromis provisoire
À l’issue de ces discussions, un consensus a été trouvé : l’ensemble des parties est convenu de lever la grève annoncée, garantissant ainsi la reprise normale de la circulation dans la capitale.
Toutefois, ce dénouement ne marque que le début d’un processus de négociation plus large. Le gouvernement et les syndicats ont annoncé que d’autres consultations seront organisées dans les prochains jours. L’objectif affiché est de poursuivre les discussions techniques afin d’aboutir à des solutions durables permettant de concilier les exigences de sécurité publique et les conditions d’exercice des transporteurs.
Tenplar Ngwadi
