Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est entretenu ce mardi 13 janvier 2026 à la Cité de l’Union africaine avec Vivian Van de Perre, cheffe intérimaire de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
Au cœur des échanges figurait l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, ses conséquences humanitaires ainsi que les menaces persistantes sur les populations civiles. Les deux personnalités ont également abordé la question de la mise en œuvre effective du cessez-le-feu immédiat et inconditionnel exigé par la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies.
À l’issue de la rencontre,Vivian Van de Perre a réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner la République démocratique du Congo dans les efforts de paix et de stabilisation. Elle a insisté sur le soutien de l’ONU au plein respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays, tout en soulignant la volonté de la MONUSCO de travailler en étroite collaboration avec les autorités congolaises et les partenaires régionaux.

Cette rencontre intervient au lendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2808, prorogeant le mandat de la MONUSCO jusqu’au 20 décembre 2026. Ce renouvellement fixe de nouvelles priorités stratégiques, notamment la protection des populations civiles dans les zones de déploiement de la mission, la contribution à la mise en œuvre des objectifs de la résolution 2773 et l’appui à la stabilisation ainsi qu’au renforcement des institutions de l’État congolais.
Le mandat renouvelé prévoit également la poursuite de la surveillance des cessez-le-feu dans l’Est du pays, le soutien aux réformes institutionnelles et la lutte contre les groupes armés, tout en maintenant les effectifs de la mission, estimés à environ 11 500 militaires, y compris le rôle offensif de la brigade d’intervention, reconduit à titre exceptionnel.
Pour rappel, la MONUSCO a succédé à la MONUC le 1er juillet 2010, en application de la résolution 1925 du Conseil de sécurité adoptée le 28 mai 2010. Depuis lors, son mandat a connu plusieurs ajustements en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain.

La République démocratique du Congo demeure confrontée à une multiplication des conflits armés, principalement dans sa partie orientale, où opèrent plusieurs groupes armés. Certaines entités des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont sous contrôle de l’Alliance Fleuve Congo-M23. Le gouvernement congolais accuse le Rwanda de soutenir cette rébellion, accusation rejetée par Kigali, qui reproche de son côté à Kinshasa d’héberger les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). L’AFC-M23, quant à lui, affirme mener un combat qu’il juge légitime sur le sol congolais.
La Gazette du Continent
