La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé le 26 février 2026 à la Primature, la cérémonie de signature du mémorandum d’entente établissant un cadre bilatéral de coopération sanitaire entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et celui des États-Unis.
D’un montant global de 1,2 milliard de dollars américains — dont 900 millions financés par la partie américaine et 300 millions mobilisés par le gouvernement congolais — cet accord illustre la volonté commune des deux pays de consolider durablement le système de santé en RDC.
Un levier pour accélérer la couverture santé universelle
La Cheffe du Gouvernement a souligné que ce mémorandum dépasse largement sa dimension financière. Il s’inscrit, a-t-elle rappelé, dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui prône une prise en charge responsable et souveraine de la santé des Congolais par les institutions nationales, avec l’appui de partenaires engagés.

Elle a insisté sur l’ambition d’avancer progressivement vers une couverture santé universelle effective, à travers la mise en place d’un système de santé robuste, accessible et durablement financé. Selon elle, cet accord constitue un engagement concret en faveur de la protection sanitaire des populations et du renforcement des capacités nationales.
La Première ministre a également salué la qualité du partenariat avec Washington, affirmant que le Gouvernement veillera à produire des résultats tangibles, mesurables et durables, susceptibles d’avoir un impact au-delà des frontières nationales, notamment en Afrique.

Des priorités sanitaires ciblées
Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a précisé les axes prioritaires couverts par le mémorandum. Il s’agit notamment du renforcement de la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, de l’amélioration de la santé maternelle et infantile, de la poursuite de l’éradication de la poliomyélite, du développement de la surveillance épidémiologique, du renforcement des capacités du personnel soignant ainsi que de la préparation et de la riposte aux urgences sanitaires.
Il a rappelé que derrière ces priorités se trouvent des enjeux humains majeurs : sauver des vies, protéger les familles et sécuriser les communautés.
Un engagement financier réaffirmé
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a pour sa part mis en exergue l’importance stratégique de cet appui financier pour le secteur de la santé en RDC. Il a réitéré l’engagement du Gouvernement à accroître progressivement la part des ressources nationales allouées à ce secteur essentiel.
Un partenariat fondé sur la responsabilité partagée
Représentant l’Ambassade des États-Unis, le Chargé d’affaires intérimaire, Ian McCary, a qualifié l’accord de pragmatique et ambitieux. Selon lui, il marque l’évolution d’un modèle d’assistance classique vers une collaboration basée sur la responsabilité partagée, avec pour objectif de renforcer la sécurité sanitaire des deux nations et de bâtir un système de santé résilient et autonome en RDC.
Vers une souveraineté sanitaire accrue
Au-delà de l’appui extérieur, la RDC affiche sa détermination à augmenter progressivement sa contribution au financement et à la gestion de son système de santé. Cette dynamique s’inscrit dans le quatrième pilier du programme gouvernemental, qui vise à garantir l’accès de tous à des soins de qualité.
À travers ce mémorandum, Kinshasa et Washington consolident ainsi un partenariat stratégique appelé à transformer en profondeur le paysage sanitaire congolais, au bénéfice direct des populations.
Zacharie Mikunga
