C’est un rituel immuable de la vie politique américaine auquel le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, a pris part le jeudi 5 février 2026.
Pour la 74e édition du National Prayer Breakfast à Washington D.C., le chef de l’État congolais s’est joint à un parterre de décideurs et de personnalités de diverses sensibilités, réunis depuis 1953 autour des valeurs de respect et d’écoute.
Face à Donald Trump, un appel à l’unité
Accueilli par le président des États-Unis, Donald J. Trump, Félix Tshisekedi a tenu, dès l’ouverture de son allocution, à exprimer sa gratitude pour « l’hospitalité généreuse » réservée à sa délégation. Sous le thème de la réconciliation, le président congolais a prononcé un mot de circonstance empreint de solennité, appelant à transformer ce « déjeuner de prière » en un acte dépassant le simple cadre protocolaire.
S’appuyant sur l’Évangile selon Matthieu « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu », le chef de l’État a exhorté les dirigeants présents à devenir des « artisans de réconciliation ». « Là où la méfiance a fermé la route, ouvre un chemin. Là où l’orgueil a dressé des murs, apprends-nous à bâtir des ponts », a-t-il déclaré, invoquant une « étincelle divine » présente en chaque être humain pour fonder le respect mutuel au-delà des différences culturelles ou religieuses.
Au-delà de la dimension spirituelle, le président congolais a utilisé cette tribune internationale pour braquer les projecteurs sur les crises humanitaires. Il a longuement évoqué le sort des « visages et des larmes » de ceux qui ne siègent pas dans les salons feutrés de Washington : les victimes de guerres, de terrorisme et de violences, les réfugiés, les déplacés, ainsi que les enfants privés d’avenir par la misère.
Pour Félix Tshisekedi, ces réalités ne sont pas une fatalité, mais un appel permanent à l’action politique. Il a ainsi plaidé pour des « politiques courageuses de réconciliation » et des « gestes concrets de justice et d’équité ». Dans son adresse, il a demandé que l’autorité exercée par les chefs d’État et de gouvernement présents serve prioritairement la paix et la dignité humaine, afin de rendre « l’espérance possible » pour les populations éprouvées par l’injustice et les inégalités.
Tenplar Ngwadi
