L’accès aux ressources stratégiques de la République démocratique du Congo (RDC) a désormais un préalable diplomatique clair. Lors de la table ronde ministérielle sur les minéraux critiques organisée à Washington, D.C., le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a porté un message de fermeté auprès de l’administration américaine.
En tête-à-tête au Département d’État avec Jacob S. Helberg, Sous-Secrétaire d’État chargé des Affaires économiques, le membre du gouvernement congolais a rappelé que le potentiel minier du pays ne saurait être déconnecté des réalités sécuritaires du terrain. Pour Kinshasa, tout partenariat futur doit impérativement s’accompagner d’un engagement direct pour la stabilité de la région.
« Des actions concrètes »
« J’ai rappelé que toutes les discussions sur l’accès à nos minéraux critiques doivent être accompagnées d’actions concrètes, visant le retrait des troupes rebelles des zones occupées ainsi que la restauration de la paix et de la sécurité dans ces régions », a déclaré Louis Watum Kabamba à l’issue de cette rencontre.
Cette position intervient alors que la demande mondiale pour les métaux de la transition énergétique place la RDC au centre des enjeux géopolitiques. En liant l’accès aux gisements stratégiques au retrait des groupes armés, le ministre des Mines entend faire de la richesse du sous-sol congolais un levier pour restaurer l’autorité de l’État dans les zones de conflit.
Tenplar Ngwadi
