Des bombardements ont été signalés sur l’axe Kamanyola-Uvira, dans la plaine de la Ruzizi, en province du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, selon des sources officielles congolaises.
Les faits auraient débuté à partir du jeudi 4 décembre 2025, soit le jour même de la signature de l’accord de paix conclu à Washington. Dans un communiqué de presse n°36 daté du 6 décembre 2025, l’État-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo indique que ces tirs d’artillerie seraient partis de la localité de Bugarama, située au Rwanda, et auraient visé des zones congolaises densément peuplées.
Toujours selon ce communiqué, l’armée rwandaise et les éléments de la coalition AFC/M23 seraient impliqués dans ces bombardements. Les FARDC affirment que plusieurs civils auraient été tués et que des infrastructures civiles, notamment des écoles, des centres de santé et des habitations, auraient été détruites.
Le gouvernement congolais, par la voix de Patrick Muyaya, a relayé ces accusations sur les réseaux sociaux, qualifiant les faits de graves et estimant qu’ils contreviendraient aux engagements pris dans le cadre du processus diplomatique récent.
Dans leur communication, les FARDC considèrent ces actes comme des violations graves du droit international humanitaire et estiment qu’ils compromettent les efforts de paix en cours. Elles affirment avoir renforcé leur posture défensive et promettent de poursuivre les actions visant à protéger les populations civiles.
À ce stade, les autorités du Rwanda n’ont pas officiellement réagi aux accusations formulées par Kinshasa. Aucun communiqué public n’a été rendu accessible pour confirmer, infirmer ou commenter ces allégations. De son côté, l’AFC/M23 n’a pas publié de réaction officielle.
Plusieurs observateurs estiment que ces informations interviennent dans un contexte régional particulièrement sensible, marqué par des initiatives de médiation et des tentatives de désescalade entre les parties. Des appels à la retenue et à la vérification indépendante des faits ont été formulés dans différents cercles diplomatiques.
En l’absence de confirmation indépendante, les versions des différentes parties restent difficiles à concilier. Des organisations de défense des droits humains et des acteurs humanitaires pourraient être amenés à documenter les événements afin d’établir un bilan précis. En attendant, la situation sécuritaire demeure tendue dans la plaine de la Ruzizi. Les populations locales continuent de faire face à l’incertitude, tandis que l’évolution de la situation reste suivie de près par les acteurs nationaux et internationaux.
La Gazette du Continent
