La Société Nationale d’Électricité (SNEL SA), à travers sa direction régionale du Sud-Kivu, a annoncé une réduction temporaire de la production électrique issue de la centrale hydroélectrique de Ruzizi I.
Cette mesure concerne les villes de Bukavu, Goma ainsi que leurs périphéries, pour la période allant du mardi 10 au mardi 17 février 2026.
Selon un communiqué officiel de l’entreprise publique, cette situation découle de la consignation alternée de tous les groupes turbo-alternateurs installés depuis 1958 au sein de la centrale. Ces opérations techniques permettront la réalisation d’études bathymétriques de la rivière Ruzizi, considérées comme une étape préalable essentielle à la réhabilitation prochaine de cette infrastructure énergétique stratégique pour l’Est de la République démocratique du Congo.
La SNEL précise que, durant les travaux, la production de la centrale Ruzizi I sera ramenée à 15 mégawatts. Cette baisse devrait entraîner des perturbations dans la desserte en électricité dans les zones concernées, affectant potentiellement les ménages ainsi que les activités économiques dépendantes de l’énergie électrique.
Par ailleurs, l’entreprise indique que les vannes de fond seront ouvertes à 50 %. Cette mesure vise à alimenter la retenue de la centrale Ruzizi II, proportionnellement au débit d’eau non turbiné à Ruzizi I, afin de maintenir une certaine continuité dans la production régionale.
Toutefois, la direction régionale du Sud-Kivu rassure que la reprise normale de l’exploitation pourrait intervenir avant la date annoncée, dans l’éventualité où les travaux seraient achevés plus tôt que prévu.
Consciente de l’impact de ces opérations sur la vie quotidienne des populations de Bukavu, Goma et environs, la SNEL présente ses excuses à sa clientèle pour les désagréments occasionnés. Elle souligne que ces perturbations, indépendantes de sa volonté, s’inscrivent dans une démarche visant l’amélioration durable et la fiabilité de la fourniture électrique dans la région.
La centrale de Ruzizi I, mise en service à la fin des années 1950, demeure l’un des maillons importants du réseau énergétique de l’Est congolais. Sa réhabilitation annoncée s’inscrit dans les efforts de modernisation des infrastructures électriques destinés à répondre à une demande croissante en énergie.
Magloire Mutulwa
