Le secteur privé congolais a profité de la tribune offerte par la cérémonie annuelle des vœux de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) pour faire entendre ses priorités. En présence du président de la République Félix Tshisekedi, invité d’honneur de l’événement, le président de la FEC, Robert Malumba Kalombo, a d’emblée placé la rencontre sous le signe du « climat des affaires, pilier d’une économie compétitive formelle et inclusive ».
Au cœur des attentes du patronat : la mise en place rapide d’un guichet unique national, pleinement opérationnel et centralisé. Ce dispositif viserait à regrouper le paiement de l’ensemble des obligations fiscales, douanières et des recettes non fiscales. Pour la FEC, l’objectif est triple : simplifier les procédures, assurer la traçabilité des paiements en réduisant le nombre d’intervenants et renforcer la transparence dans la mobilisation des recettes publiques.

Robert Malumba Kalombo a néanmoins salué les avancées déjà réalisées, notamment l’institution d’une cellule dédiée au climat des affaires au sein de la Présidence, ainsi que la création d’un cadre de concertation structuré entre le gouvernement et le secteur privé. Des initiatives qui traduisent, selon lui, une volonté politique de mener des réformes profondes propices à l’investissement.

En réponse, le président de la République a réitéré son ambition de faire de la RDC un « pays-solution », capable de transformer son potentiel unique en levier de prospérité grâce à des partenariats diversifiés. Insistant sur la promotion de la transformation locale et des chaînes de valeur, il a martelé que les grands projets « ne doivent plus être des îlots d’activité sans retombées durables », mais de véritables « accélérateurs de contenu local ».

Le point d’orgue de son intervention a été la proposition d’un pacte clair. D’un côté, l’État s’engage à améliorer le climat des affaires par la simplification, la digitalisation, la sécurisation juridique et la lutte contre la corruption. De l’autre, le secteur privé est appelé à s’engager à investir davantage, à créer des emplois, à innover et à sortir de l’informel en respectant les règles de gouvernance.
La cérémonie s’est conclue sur une note symbolique. Pour saluer les efforts de réforme engagés, la FEC a remis au chef de l’État une œuvre d’art en bronze, témoignant de la volonté de maintenir ce dialogue de confiance entre le pouvoir politique et le monde des affaires.
Tenplar Ngwadi
