L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) a salué, le jeudi 12 mars 2026, la fin des procédures judiciaires visant l’homme d’affaires Dan Gertler en Europe. L’organisation de la société civile appelle désormais l’administration américaine à normaliser la situation de l’investisseur pour favoriser l’économie congolaise.
Dans ce communiqué de presse publié à Kinshasa, l’ACAJ a pris acte de l’abandon des poursuites menées aux Pays-Bas pendant huit ans contre l’homme d’affaires et la société Fleurette Properties Limited.
Selon l’organisation, cette décision confirme l’absence de charges pénales contre M. Gertler, s’ajoutant à une série de classements sans suite intervenus depuis quinze ans dans plusieurs juridictions internationales, notamment en Angleterre, en Suisse, aux États-Unis et en Israël.
Dans le cadre de la procédure néerlandaise, l’ACAJ précise que seule la société Fleurette Properties Limited liquidée depuis 2018 a accepté de s’acquitter d’une amende. Cette sanction résulterait d’une « mauvaise interprétation » de la législation, liée à la domiciliation de la société aux Pays-Bas alors que ses activités se déroulaient en RDC, créant une divergence d’interprétation entre les lois des deux pays.
L’association rappelle également que ce combat judiciaire est intimement lié aux intérêts nationaux. Elle souligne que des négociations antérieures avec le gouvernement congolais, sous le conseil de M. Gertler via la société Ventora, ont déjà permis à la RDC de récupérer des actifs miniers et financiers estimés à environ deux milliards de dollars.
Fort de ces conclusions judiciaires, l’ACAJ se tourne désormais vers la Maison-Blanche. L’organisation « encourage l’administration de Donald Trump à examiner favorablement la possibilité de lever les sanctions encore en vigueur » contre Dan Gertler. Cette démarche fait écho à une demande formulée par le président de la République démocratique du Congo.
Pour l’ACAJ, la levée de ces sanctions est une condition sine qua non pour que les actifs récupérés par l’État puissent être pleinement valorisés au profit de l’économie nationale par des opérateurs « sérieux », qu’ils soient congolais ou américains.
En conclusion, tout en se félicitant de cette issue, l’organisation recommande à Dan Gertler de s’astreindre à un principe de « due diligence » (devoir de vigilance) dans ses activités futures, afin d’éviter de nouvelles controverses et de contribuer au développement socio-économique du pays.
Tenplar Ngwadi
