Dans un communiqué officiel consulté ce mercredi 21 janvier par la Gazette du Continent, la Présidence de la République a tenu à mettre fin à une vaste entreprise de mystification. Le cabinet du chef de l’État nie fermement toute affiliation, de près ou de loin, avec une entité dénommée « Direction générale des contrôles économiques, financiers et administratifs », plus connue sous l’acronyme DGECEFA.
Selon les services de la Présidence, il s’agit d’une « association fictive, montée de toutes pièces » par un groupe d’individus dont l’unique objectif est d’abuser de la confiance des citoyens. En s’appropriant indûment le nom et l’image des institutions de la République, ces faussaires se livrent à l’escroquerie et à l’extorsion à grande échelle.
Le document révèle par ailleurs que ce réseau criminel a déjà réussi à mener des activités dans plusieurs provinces de l’est de la République démocratique du Congo. Le cabinet dénonce une « manipulation grossière » et une instrumentalisation de la crédulité publique visant à asseoir une autorité imaginaire sur le terrain.
Face à la gravité de la situation, la Présidence est on ne peut plus claire : tout acte, document, convocation ou prétendue mission émanant de la DGECEFA est frappé de nullité absolue et n’engage en rien le chef de l’État.
Le cabinet appelle la population à une « vigilance maximale » et exhorte chaque citoyen à rejeter systématiquement toute forme d’intimidation ou de collecte de fonds initiée par cette structure. Les autorités encouragent vivement la dénonciation immédiate des auteurs de ces actes auprès des instances compétentes.
La riposte ne sera pas uniquement communicationnelle. Le cabinet du chef de l’État a averti que des poursuites judiciaires seront engagées « sans complaisance » contre les auteurs, instigateurs et complices de cette fraude, conformément à la rigueur des lois de la République.
Tenplar Ngwadi
