Le verrou de Mukole a sauté. Après plusieurs jours d’occupation par les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), cette position située dans la localité de Balindu (territoire de Walikale) est repassée sous le contrôle de l’armée régulière. L’offensive, lancée le lundi 09 mars 2026, par les FARDC et les combattants wazalendo, a donné lieu à de violents affrontements avant de contraindre les insurgés au repli.
Selon des sources sécuritaires et coutumières, les rebelles se seraient retirés vers Ihula, une zone charnière située à la limite entre les territoires de Walikale et de Rutshuru.
Le prix de cette reconquête est lourd. Des sources contactées par nos confrères d’ACTUALITE CD font état de trois morts dans les rangs des rebelles, ainsi que des blessés signalés dans les deux camps.
Comme souvent lors de ces poussées de violence, les populations civiles sont les premières victimes. Les combats ont provoqué la fuite des habitants de Mukole vers la brousse environnante. Si un calme précaire est observé ce mardi matin dans la zone, la peur reste vive : de nombreux déplacés n’ont pas encore regagné leurs domiciles, préférant rester dans leurs lieux de refuge.
La reprise de Mukole n’est pas qu’une victoire symbolique pour Kinshasa. Elle offre aux FARDC et à leurs alliés un observatoire privilégié pour surveiller les mouvements rebelles dans les localités voisines.
Depuis cette position, l’armée peut désormais garder un œil sur Ihula et Kalonge, mais aussi sur Kalembe, située dans le territoire de Masisi. Ces zones demeurent, pour l’heure, sous l’influence de l’AFC/M23, soulignant la fragilité de la situation sécuritaire dans cette partie de l’est du pays.
Tenplar Ngwadi
