C’est un signal fort envoyé aux gestionnaires publics. Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a rehaussé de sa présence, ce mardi 3 mars, l’audience solennelle de rentrée judiciaire de la Cour des comptes.
La cérémonie, qui s’est déroulée au Palais du Peuple, a réuni le sommet de l’État, notamment les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que la Première ministre.

Au cœur des allocutions : la « redevabilité ». Pour Jimmy Munganga, Premier président de la Cour des comptes, ce concept ne doit plus être une simple formule, mais s’imposer comme une obligation à la fois morale, juridique et démocratique. Devant le chef de l’État, il a martelé l’urgence pour tout gestionnaire de rendre compte de l’utilisation des biens et des fonds publics, appelant à une rupture définitive avec l’opacité, les retards, le contournement des procédures et l’impunité.

Un rapport annuel sous le signe de la transparence
Moment symbolique de cette rentrée, le Premier président de la Cour a officiellement remis une copie du rapport annuel de l’exercice 2024-2025 au président Félix Tshisekedi. Ce document, également transmis aux présidents des deux chambres du Parlement et à la Première ministre, dresse le bilan de la gestion des finances publiques sur la période écoulée.

Le volet judiciaire de la cérémonie a été marqué par la mercuriale de Guy Tshipata Mulumba, Procureur général près la Cour des comptes. Ce dernier a centré son intervention sur la répression des infractions financières, mettant un accent particulier sur les poursuites liées à la « gestion de fait » devant la Cour. Une mise en garde claire contre les pratiques de gestion parallèle ou irrégulière des deniers publics.
Tenplar Ngwadi
