La tension est montée d’un cran ce dimanche dans la province de la Tshopo. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir repoussé une attaque de drones visant l’aéroport international de Bangboka, à Kisangani. Il s’agit de la deuxième offensive contre cette infrastructure stratégique en l’espace d’un mois seulement.
L’opération, qui n’a fait aucune victime, s’est déroulée en milieu d’après-midi, au moment où l’activité aéroportuaire est à son comble. Selon les autorités locales, les frappes ont été menées en quatre vagues successives. Le gouverneur de la Tshopo a notamment précisé que la dernière salve a visé l’aéroport alors qu’un avion civil de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) s’apprêtait à atterrir.
D’après les autorités locales, cette agression est l’œuvre des rebelles de l’AFC/M23, soutenus par les forces rwandaises. Le ciblage de Bangboka n’est pas le fruit du hasard : si l’aéroport accueille des vols civils, il sert également de base opérationnelle majeure pour les forces loyalistes.
L’armée congolaise utilise en effet sa piste pour déployer ses propres drones d’attaque ainsi que des avions de chasse, engagés dans les opérations militaires contre les positions du M23 et de l’armée rwandaise sur le sol congolais.
Tenplar Ngwadi
