Le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda Kabangu, a reçu le 16 mars 2026 dans son cabinet travail à Kinshasa une délégation d’agents de RASCOM (Organisation régionale africaine des communications par satellite), structure placée sous sa tutelle. Ces agents contestent leur retrait de la liste officielle du personnel, consécutif à un récent arrêté ministériel, et ont introduit un recours pour faire valoir leurs droits.
Cette rencontre intervient dans un contexte de réorganisation administrative au sein de la représentation nationale de RASCOM. Selon les responsables du service, un contrôle des effectifs a été mené afin de vérifier la présence effective des agents et la régularité de leur situation administrative.
À l’issue de cette opération, une trentaine d’agents ont été retirés de la liste officielle, notamment pour absence lors du contrôle physique ou pour défaut de présence régulière au service.
Le coordonnateur national de RASCOM, Isidore Mukadi, explique que plusieurs critères ont guidé l’établissement de la liste transmise au ministre José Mpanda pour signature de l’arrêté. Parmi ces critères figurent l’efficacité au travail, la présence effective et la conformité administrative des agents.
Il rappelle également que les agents de RASCOM ne doivent pas être assimilés aux fonctionnaires de l’État.
« Il faut faire une nette différence entre un agent de RASCOM et un fonctionnaire de l’État. L’arrêté s’est appuyé sur plusieurs critères, notamment l’efficacité et la présence. Nous avons même découvert certains agents vivant à l’étranger, notamment en France ou en Allemagne, alors que le Trésor public continuait de les payer », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette situation justifie la volonté des autorités de rétablir l’équité afin que seuls les agents effectivement en activité puissent bénéficier de la rémunération publique.
Un audit qui révèle des irrégularités
Cette décision s’inscrit dans la suite d’un audit administratif mené au sein de RASCOM. La commission chargée de ce travail affirme avoir découvert deux listes distinctes d’agents pris en charge par le Trésor public.
La première liste comprendrait 120 agents nommés par arrêté d’un ancien ministre, tandis que la seconde regrouperait 110 personnes ne disposant d’aucun acte nominatif officiel.
Face à ces irrégularités jugées préoccupantes, le ministre José Mpanda Kabangu affirme vouloir assainir la gestion du personnel, malgré les critiques et les réactions parfois virulentes observées sur les réseaux sociaux.
Des agents apaisés après la rencontre
De leur côté, certains agents radiés reconnaissent que leurs réactions initiales sur les réseaux sociaux étaient liées à l’émotion provoquée par la perte soudaine de leur emploi. Après leur rencontre avec le ministre, ils disent avoir trouvé une autorité disposée à écouter leurs préoccupations.
« Lorsqu’un père de famille se retrouve brusquement sans emploi, il réagit sous le coup de l’émotion. Mais après l’échange avec le ministre José Mpanda, nous avons compris qu’il voulait examiner notre situation. Il nous a promis de nous remettre dans nos droits si les conditions sont réunies », a déclaré l’une des représentants des agents concernés.
Le ministre a ainsi promis d’examiner les recours introduits afin de déterminer, au cas par cas, les situations qui pourraient être régularisées.
Zacharie Mikunga
