La menace d’une intervention militaire américaine en Iran semble désormais imminente. Ce 14 janvier, les signes avant-coureurs d’une opération se sont multipliés, faisant écho aux avertissements répétés de Donald Trump face aux manifestations antigouvernementales qui secouent la République islamique. Des responsables européens ont même indiqué à l’agence Reuters qu’une action militaire américaine était « probable » et pourrait survenir « dans les prochaines 24 heures ».
Les autorités qataries ont confirmé, au cours de l’après-midi du 14 janvier, le déplacement d’une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid, invoquant les « tensions régionales actuelles ». Cette base avait déjà été ciblée par les forces iraniennes en juin 2025, après des frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens.
Dans la foulée, l’ambassade des États-Unis en Arabie saoudite a appelé son personnel à « redoubler de prudence » et à « limiter les déplacements » à proximité des installations militaires, recommandant la même vigilance aux citoyens américains présents dans le royaume. Plus alarmant encore, les autorités américaines ont exhorté leurs ressortissants en Iran à quitter le pays « immédiatement » ou à se préparer en faisant « des provisions de nourriture, d’eau, de médicaments et d’autres articles essentiels ». Ces mesures rappellent étrangement celles qui avaient précédé, en juin 2025, une série de frappes israéliennes contre l’Iran, auxquelles les États-Unis s’étaient alors joints.
Israël anticipe, la Russie met en garde
Selon l’agence Reuters, citant un responsable américain anonyme, Washington procède au retrait d’une partie de son personnel de « bases clés dans la région compte tenu des tensions régionales accrues ». La même source indique que les Israéliens estimeraient que Donald Trump « a décidé d’intervenir ».
Face à l’imminence d’une telle opération, la communauté internationale réagit. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié d’« inacceptables » ces menaces d’une nouvelle attaque. Elle a fustigé « ceux qui envisagent d’exploiter les troubles provoqués de l’étranger pour servir de prétexte à une réitération de l’agression commise contre l’Iran en juin 2025 », avertissant des « conséquences désastreuses de ces actes pour la situation au Proche et au Moyen-Orient, ainsi que pour la sécurité internationale dans son ensemble ».
Du côté iranien, le ton est tout aussi ferme. Mohammad Pakpour, Commandant en chef du corps des Gardiens de la révolution islamique, a déclaré être prêt à riposter « de manière décisive » à toute attaque. Le 11 janvier, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait déjà prévenu que « les centres militaires et navals américains seront pour nous des cibles légitimes » en cas d’offensive des États-Unis. La région s’apprête à vivre des heures décisives.
Tenplar Ngwadi
