Le processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) vient de connaître une avancée notable. Réunis à Luanda le 9 février 2026, les acteurs régionaux ont confié au président angolais, João Lourenço, la mission de mener des consultations en vue d’un dialogue national inclusif.
Cette initiative est perçue comme un levier essentiel pour restaurer la cohésion nationale dans un pays marqué par une instabilité persistante.
Pour Juvénal Munubo, avocat au Barreau de Goma et député national honoraire, cette étape est porteuse d’espoir. Toutefois, l’ancien parlementaire insiste sur la responsabilité des parties prenantes : les acteurs politiques congolais sont appelés à « agir de bonne foi » et à collaborer étroitement avec les leaders des forces vives de la nation pour garantir le succès de cette médiation.
Au-delà du dialogue politique, l’agenda diplomatique reste chargé. Le député honoraire souligne l’importance de conclure rapidement le « processus de Doha ». Ce volet technique et politique nécessite la signature des six protocoles restants à l’Accord-cadre du 15 novembre 2025. L’achèvement de ce processus est considéré comme un pilier indispensable à la consolidation de la paix.
Cependant, ces efforts diplomatiques pourraient rester lettre morte sans une amélioration concrète de la situation sécuritaire. « Tout ceci ne peut être garanti que si un cessez-le-feu permanent est observé sur le terrain », avertit Juvénal Munubo.
Munubo rappelle l’urgence humanitaire, exhortant les belligérants à prendre la mesure de la détresse des civils : « Aux parties en conflit de se mettre à la place des populations qui souffrent énormément des conséquences du conflit et qui n’aspirent qu’à la paix ».
Tenplar Ngwadi
