La course pour le sommet de la Francophonie entre dans une phase active pour la République démocratique du Congo. Dans la foulée du lancement officiel de sa candidature, Juliana Amato Lumumba a présenté au chef de l’État les axes stratégiques de sa campagne internationale.
Avec un programme intitulé « Neuf projets neufs pour une Francophonie neuve », la candidate congolaise entend porter un souffle de renouveau au sein de l’espace francophone.
La vision de Juliana Lumumba se veut en rupture avec une approche purement institutionnelle. Elle prône une « Francophonie des peuples, par les peuples et pour les peuples », axée sur la création de liens solides et durables entre les communautés. Son projet met l’accent sur une solidarité accrue, le rayonnement de la diversité linguistique et, surtout, la garantie d’un accès universel au savoir digital, un défi majeur pour l’espace francophone actuel.
Face à ce défi, Félix Tshisekedi a tenu à rassurer la candidate sur l’engagement total de l’appareil d’État. La RDC déploiera tous les moyens nécessaires, tant sur le plan diplomatique que politique, pour accompagner cette candidature auprès des 90 États et gouvernements membres de l’OIF.
Pour Kinshasa, l’enjeu est de taille. En tant que plus grand pays francophone au monde, la RDC souhaite que l’OIF dépasse son ancrage strictement culturel pour devenir un acteur de poids dans la gouvernance mondiale. Dans l’esprit des autorités congolaises, l’organisation doit désormais peser davantage dans la défense de la paix et de la souveraineté des États, tout en accentuant ses investissements dans la jeunesse, l’éducation et l’innovation.
La feuille de route est désormais tracée, marquant le début d’une offensive diplomatique d’envergure pour porter une figure congolaise à la tête de la prestigieuse institution.
Tenplar Ngwadi
