Le coordonnateur politique de l’Alliance Fleuve Congo-M23 (AFC-M23), Corneille Nangaa, a déclaré ce vendredi 6 février 2026 à Goma que « la guerre est désormais finie » dans les zones contrôlées par son mouvement, affirmant l’ouverture d’une nouvelle phase consacrée à la reconstruction et au développement de la Province du Nord-Kivu.
Cette déclaration a été faite lors des activités marquant le premier anniversaire de l’administration provinciale dirigée par le gouverneur Bahati Musanga Erasto mis en place par ce mouvement Politicomilitaire qui contrôle plusieurs zones de la Province du Nord et du Sud-Kivu. À cette occasion, plusieurs actions ont été mises en avant, notamment l’inauguration d’infrastructures urbaines, la visite de chantiers routiers et la modernisation de certains espaces publics. Selon les responsables du mouvement, ces initiatives traduisent une amélioration de la sécurité et une volonté de stabilisation durable.

Corneille Nangaa a appelé les populations à s’impliquer dans les efforts de reconstruction, estimant que la priorité devrait désormais être accordée au développement économique, à la réhabilitation des routes et à l’organisation urbaine, après une période marquée par les affrontements armés.
Du côté du gouvernement de la République démocratique du Congo, aucune confirmation officielle n’a été donnée quant à une fin généralisée des hostilités dans l’Est du pays. Kinshasa continue de considérer l’AFC-M23 comme un mouvement rebelle et maintient que la restauration de la paix passe par les processus diplomatiques en cours ainsi que par le respect des mécanismes régionaux et internationaux de cessez-le-feu.

Les autorités congolaises rappellent régulièrement que la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri demeure préoccupante dans plusieurs zones, évoquant la présence de groupes armés locaux et étrangers, ainsi que la persistance de déplacements de populations civiles.
Des initiatives diplomatiques sont toutefois en cours, notamment à travers les médiations régionales et internationales visant à consolider la cessation des hostilités, le désengagement des forces armées et la relance du dialogue politique entre les parties prenantes.

Dans ce contexte, des observateurs estiment que les déclarations sur la « fin de la guerre » doivent être analysées avec prudence, la stabilisation durable de l’Est de la RDC dépendant à la fois de l’évolution du terrain militaire, des accords politiques et du retour effectif de l’autorité de l’État sur l’ensemble des zones affectées.
La Gazette du Continent
