Le prix du carburant connaît une hausse sensible depuis environ 48 heures dans la ville de Butembo, située dans la province du Nord-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo. Selon plusieurs observations rapportées par Radio Moto, le litre d’essence se négocie actuellement entre 4 000 et 5 000 francs congolais chez les revendeurs informels communément appelés « Kadhafi ».
Ce prix représente une augmentation notable par rapport au tarif précédent d’environ 3 300 francs congolais le litre.
Dans certaines stations-service de la ville, le carburant est vendu à un prix relativement inférieur à celui pratiqué par les revendeurs informels. Toutefois, les tarifs varient d’une station à une autre, selon plusieurs observations effectuées sur place.
Par ailleurs, la station-service Jerryson, située en diagonale du rond-point Sonas, n’a pas servi les clients durant toute la journée de jeudi dernier jusqu’aux heures de l’après-midi. Les raisons de cette fermeture temporaire n’ont pas été communiquées selon la presse locale.
Jusqu’à présent, aucune explication officielle n’a été donnée par les opérateurs du secteur pétrolier pour justifier cette flambée des prix dans la ville.
Plusieurs observateurs évoquent néanmoins la possibilité de difficultés d’approvisionnement en carburant, notamment via les circuits d’importation passant par le Kenya et l’Ouganda, qui alimentent habituellement une partie de l’est de la RDC.
D’autres sources évoquent également l’éventualité d’un impact indirect des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’approvisionnement et les prix du carburant sur les marchés régionaux.
Malgré cette hausse, la circulation des véhicules reste pour l’instant normale sur les principales artères de Butembo. Toutefois, certains observateurs redoutent que la persistance de cette flambée des prix du carburant puisse entraîner une augmentation du coût du transport et affecter le pouvoir d’achat des habitants dans les prochains jours.
Magloire Mutulwa
