La matinée du samedi 7 mars 2026 a été marquée par deux événements tragiques dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Des frappes de drones ont été signalées à Mushaki, tandis qu’un important éboulement est survenu dans un site minier de Rubaya, causant de nombreuses victimes selon des sources locales.
Frappes de drones contre des positions du M23 à Mushaki
Vers 6 heures du matin, des drones auraient bombardé deux positions attribuées aux combattants du M23 et de leurs alliés rwandais (RDF) dans la localité de Mushaki, située à environ 30 kilomètres au nord de la ville de Goma. Les détails sur les dégâts humains et matériels restent encore difficiles à vérifier de manière indépendante, dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans cette partie du territoire de Masisi.
Éboulement dramatique dans les carrés miniers de Rubaya
Quelques heures plus tôt, vers 4 heures du matin, un grave éboulement s’est produit dans un site minier dénommé Gakombe, situé dans la zone minière de Rubaya, à une quarantaine de kilomètres au nord de Goma et à une dizaine de kilomètres de Mushaki.
Selon des témoignages recueillis sur place, l’effondrement aurait englouti plusieurs carrières artisanales ainsi que deux villages voisins. Les premières estimations évoquent des milliers de morts et plus de mille personnes portées disparues, parmi lesquelles des femmes et des enfants. Ces chiffres restent toutefois difficiles à confirmer à ce stade.
Une zone minière sous forte pression
Rubaya est l’un des principaux centres d’exploitation du coltan dans l’est de la RDC. Depuis la prise de contrôle de certaines localités du territoire par les rebelles du M23, appuyés selon Kinshasa et des rapports des Nations Unies par le Rwanda, plusieurs sources locales affirment que des exploitants étrangers auraient été signalés dans les sites miniers de la zone.
Rappel des précédents éboulements
Ce nouvel éboulement intervient dans un contexte déjà marqué par plusieurs incidents similaires. Au cours des deux dernières semaines, au moins trois effondrements de carrières auraient été signalés à Rubaya, causant la mort de nombreuses personnes.
Par ailleurs, des sources locales affirment que plusieurs membres du M23 et des officiers rwandais auraient également péri lors d’un éboulement survenu dans la nuit du 24 février 2026 dans la même zone minière.
Des appels à sécuriser les sites miniers
Face à la répétition de ces drames, des voix s’élèvent pour demander la fermeture ou la sécurisation des carrières artisanales jugées particulièrement dangereuses. Les acteurs locaux rappellent que l’exploitation du coltan dans ces conditions continue d’exposer les populations à de graves risques humains et environnementaux.
Les autorités congolaises et les organisations humanitaires n’ont pas encore communiqué de bilan officiel sur ces événements. Les opérations de recherche et de secours restent difficiles dans cette zone marquée par l’insécurité et l’exploitation minière intensive.
La Gazette du Continent
