Le choc est immense dans l’État de Kwara, dans le centre-ouest du Nigeria. Le mercredi 04 février 2026, un bataillon de l’armée nigériane a pris position à Kaiama, peu après une attaque meurtrière perpétrée par des hommes armés.
Le bilan provisoire, qui reste à confirmer par la police, est particulièrement lourd : au moins 162 morts, en majorité des musulmans. Sur le terrain, les recherches se poursuivent activement pour tenter de retrouver d’autres corps.
Selon les autorités locales, ce massacre est la conséquence directe d’un acte de résistance. Les victimes auraient refusé de se faire enrôler par des djihadistes, porteurs d’une idéologie prônant la violence plutôt que le dialogue et la paix.
Face à cette tragédie, le président nigérian Bola Tinubu n’a pas tardé à réagir. Pointant du doigt la responsabilité des terroristes de Boko Haram, le chef de l’État a dénoncé, dans un communiqué, une attaque « lâche et bestiale ». Il a immédiatement ordonné le déploiement de ses troupes afin de rétablir le calme et de sécuriser cette région meurtrie.
Ce drame met une nouvelle fois en lumière l’insécurité multifactorielle qui ronge le pays. Entre la pression croissante des groupes djihadistes sur les États, les raids des gangs armés qui pillent les villages et pratiquent des enlèvements contre rançon, et les violences intercommunautaires, l’autorité de l’État fédéral peine à s’imposer durablement sur l’ensemble du territoire.
Tenplar Ngwadi
