Les victimes du naufrage aux Comores, majoritairement des ressortissants congolais, dont au moins 18 morts, tentaient de rejoindre la côte après avoir été abandonnées par des passeurs sur un banc de sable en pleine mer. Ces derniers leur avaient fait croire qu’elles étaient arrivées sur l’île française de Mayotte.
Le bilan du naufrage d’une embarcation transportant des migrants au large de l’Union des Comores s’est alourdi, avec désormais au moins 18 morts, selon une mise à jour des autorités publiée jeudi dans un communiqué officiel.
Selon ce document transmis à APA, la Direction générale de la sécurité civile avait initialement signalé un « grave naufrage » survenu en mer, dans la localité de Mitsamiouli, impliquant une embarcation transportant des migrants en provenance des côtes d’Afrique de l’Est.

Alertés vers 00h15 par l’unité locale de protection civile, les secours ont été rapidement mobilisés, avec le déploiement de deux ambulances, d’un groupe d’intervention et d’un médecin réanimateur.
Le premier bilan faisait état de 12 morts, 12 disparus et 30 survivants pris en charge à l’hôpital de Mitsamiouli. Les dernières informations disponibles indiquent que le nombre de victimes a désormais atteint au moins 18 décès, tandis que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d’éventuels survivants.
La Sécurité civile a exprimé « sa profonde tristesse face à ce drame humain », rappelant les dangers extrêmes des traversées maritimes irrégulières, souvent effectuées dans des conditions précaires.
Les autorités appellent à la vigilance, à la responsabilité collective et au renforcement des actions de prévention contre ces traversées dangereuses.
Albert Toussaint
