Le Moyen-Orient a franchi un nouveau palier dans la violence ce week-end. Samedi 14 mars soir, l’aéroport international de Bagdad a été la cible d’une attaque de drones. Selon des sources sécuritaires, l’un des engins a terminé sa course contre le mur d’enceinte d’une base militaire abritant, jusqu’à récemment, des troupes de la coalition internationale.
L’impact a provoqué un incendie dans des structures temporaires et des entrepôts.
Salves de missiles sur l’Arabie saoudite
Plus au sud, les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué samedi soir des tirs de missiles contre la base aérienne Prince Sultan, située près de Riyad, où sont stationnées des forces américaines. Si les autorités saoudiennes n’ont pas confirmé de dégâts sur la base, le ministère de la Défense du royaume a annoncé avoir intercepté six missiles se dirigeant vers la zone d’Al-Kharj plus tôt dans la journée.
Cette offensive intervient dans un climat de haute tension marqué par une opération d’envergure d’Israël en territoire iranien. L’armée israélienne a en effet annoncé avoir éliminé, vendredi à Téhéran, deux hauts responsables du renseignement liés aux Gardiens de la Révolution. Présentés comme des figures majeures de la communauté du renseignement, ils opéraient au sein du commandement d’urgence de Khatam al-Anbiya, l’organe chargé d’analyser les données pour conduire les opérations militaires contre Israël.
Bras de fer pour le détroit d’Ormuz
Sur le front diplomatique, le ton ne cesse de durcir. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a exhorté les pays voisins à « expulser » les forces américaines du Moyen-Orient. Selon lui, le « parapluie de sécurité américain » est désormais « truffé de failles » et ne ferait qu’attirer les troubles dans la région.
La réponse de Washington ne s’est pas fait attendre. Via son réseau Truth Social, le président américain a affirmé que les États-Unis avaient « vaincu et complètement anéanti l’Iran », tant sur le plan militaire qu’économique. Le dirigeant républicain a prévenu que la marine américaine commencerait « très bientôt » à escorter des pétroliers dans le détroit stratégique d’Ormuz. Selon lui, de nombreux pays s’apprêtent à envoyer des navires de guerre en collaboration avec les États-Unis pour garantir la sécurité de ce passage vital pour l’approvisionnement mondial en pétrole.
Tenplar Ngwadi
