Le Maroc est en deuil après qu’au moins 37 personnes ont trouvé la mort dans des crues soudaines et des inondations dévastatrices survenues le dimanche 14 décembre 2025. La tragédie a frappé principalement la ville côtière de Safi, située sur l’Atlantique, à environ 250 km au sud de Casablanca, plongeant le pays dans la consternation.
Le drame a été provoqué par des précipitations orageuses exceptionnelles. Concentrées sur une période très courte, moins d’une heure, elles ont transformé les rues de Safi en de violents torrents de boue, emportant tout sur leur passage. La violence des éléments a surpris la population, laissant peu de temps pour réagir.
Outre les 37 décès confirmés, les autorités locales ont fait état de blessés et de disparus, alors que les opérations de secours se poursuivent activement dans la zone sinistrée. Les équipes s’efforcent de retrouver d’éventuels survivants et d’évaluer l’étendue des dégâts matériels.
Face à l’ampleur de la catastrophe, les réactions officielles ne se sont pas fait attendre. Le Procureur général du Roi a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour déterminer les causes réelles de la catastrophe et établir d’éventuelles responsabilités. Par ailleurs, par mesure de sécurité et pour faciliter les opérations, les cours dans les écoles de Safi ont été suspendus pour une durée de trois jours.
Ces inondations représentent le bilan le plus lourd pour des intempéries de ce type au Maroc depuis une décennie, soulignant la violence et la soudaineté du phénomène. Elles surviennent dans un contexte déjà difficile pour le royaume, quelques jours seulement après l’effondrement de deux immeubles à Fès, le 10 décembre 2025, qui avait causé la mort de 19 personnes, ajoutant à l’émotion nationale.
Alors que le pays pleure ses morts et s’organise pour faire face à cette nouvelle épreuve, l’enquête judiciaire devra apporter des éléments de réponse sur les circonstances exactes de cette catastrophe.
S. Tenplar Ngwadi
