L’escalade militaire au Liban provoque une crise humanitaire d’une ampleur fulgurante. Selon un communiqué publié ce vendredi par le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), le pays compte déjà 300 000 déplacés internes, fuyant les bombardements et les zones de combat.
Cette vague de déplacements fait suite aux injonctions de l’armée israélienne, qui a demandé à la population civile d’évacuer des centaines de villages. Les zones concernées couvrent une large partie du territoire : le Sud du Liban, la région orientale de la Bekaa, ainsi que la banlieue sud de Beyrouth.
L’ONG prévient que la situation pourrait encore s’aggraver de manière dramatique. Selon ses estimations, le nombre de personnes potentiellement déplacées pourrait, à court terme, dépasser le seuil symbolique du million de personnes.
Au-delà de l’urgence logistique, le NRC pointe du doigt les implications légales de ces mouvements de population. L’organisation exprime de « graves préoccupations » quant au respect du droit international humanitaire.
« Les ordres d’évacuation émis par Israël exigeant que les civils quittent plusieurs régions du Liban suscitent des inquiétudes au regard du droit international humanitaire, qui interdit le transfert forcé de populations civiles », a rappelé l’ONG dans son communiqué. Alors que les frappes se poursuivent, la pression sur les infrastructures d’accueil et sur les populations civiles atteint un niveau critique.
Tenplar Ngwadi
