Le cabinet du député provincial Papy Mantezolo a fermement rejeté, le 24 mars 2026, les allégations selon lesquelles l’élu de Luozi aurait tenté d’échapper à la justice. Selon ses collaborateurs, l’intéressé s’est toujours inscrit dans une démarche de respect des procédures judiciaires, en mandatant régulièrement ses avocats dès la première convocation.
Contrairement aux rumeurs relayées dans certains médias, le député se trouvait à Kinshasa depuis son dernier meeting à Luozi, où il circulait librement, sans aucune restriction. Le cabinet souligne qu’aucun avis de recherche ni mandat d’amener n’a jamais été émis à son encontre.
L’arrestation de l’élu de Luozi, intervenue aux environs de 22 heures en plein centre-ville de Kinshasa, est qualifiée de « cabale » par son entourage. Le cabinet dénonce notamment la propagation d’informations erronées selon lesquelles Papy Mantezolo aurait tenté de rejoindre clandestinement Brazzaville via le fleuve Congo.
À en croire ses proches, les images diffusées pour étayer cette version sont trompeuses. Les photos sur fond noir, largement partagées sur les réseaux sociaux, auraient été prises au commissariat provincial de la police ville de Kinshasa dans la commune de la Gombe, et non au bord du fleuve comme avancé.
Désinformation et manipulation d’images
Le cabinet accuse également certains détracteurs d’avoir fabriqué et diffusé des images manipulées à l’aide de l’intelligence artificielle dans le but de nuire à la réputation du député. Il regrette que plusieurs médias, y compris à Kinshasa, aient relayé ces contenus sans vérification préalable.
Originaire du territoire de Luozi, Papy Mantezolo connaîtrait parfaitement les frontières de sa province, rendant, selon son entourage, toute tentative de fuite via Kinshasa incohérente.
Autre point de controverse : c’est l’existence supposée d’un visa pour la Chine. Le cabinet balaie cette affirmation, précisant que le document évoqué était expiré depuis le 16 mars 2026, soit plusieurs jours avant l’arrestation survenue dans la nuit du 22 mars 2026.
« Qui trompe qui ? », s’interroge le cabinet, dénonçant une volonté manifeste de manipulation de l’opinion.
Le cabinet insiste sur l’innocence de Papy Mantezolo et affirme qu’il n’a jamais cherché à se soustraire à la justice. Il se dit d’ailleurs disposé à répondre à toute convocation de la Cour de cassation.
Aucune mesure restrictive relative au franchissement des frontières n’ayant été prise contre lui, ses proches jugent incohérentes les accusations de fuite.
Le document évoque également la suspension du député pour une durée de 12 mois par le bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central. Une décision que le cabinet interprète comme le signe d’une présomption de culpabilité, tout en dénonçant des pressions en faveur de son arrestation.
Son cabinet accuse par ailleurs certains journalistes de relayer des informations biaisées pour plaire aux autorités provinciales, évoquant une couverture médiatique orientée et intéressée.
En conclusion, le cabinet appelle l’opinion publique à faire preuve de discernement face à la multiplication des fausses informations autour de cette affaire, et invite les médias à plus de rigueur dans le traitement de l’actualité.
La Gazette du Continent
