C’est une page qui se tourne pour la Mission de stabilisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco). L’Afrique du Sud, l’un de ses contributeurs majeurs en termes d’effectifs, a annoncé samedi 8 février 2026, par le biais d’un communiqué de la présidence, le retrait de ses troupes du territoire congolais.
Près de 700 militaires sud-africains, présents sur le sol congolais depuis 27 ans, plieront donc bagage d’ici la fin de l’année 2026.
Dans son communiqué, Pretoria justifie cette décision par la nécessité de « réaligner » les ressources des forces armées sud-africaines. Un argument qui, s’il est légitime sur le plan national, soulève des interrogations quant à ses conséquences sur le terrain, où la Monusco est censée œuvrer au maintien de la paix et à la protection des populations civiles.
L’Afrique du Sud assure néanmoins vouloir travailler en étroite collaboration avec l’ONU pour définir les modalités et les délais de ce retrait. Une annonce qui intervient alors que la mission onusienne, confrontée à une insécurité persistante, notamment dans l’est du pays, a besoin plus que jamais de la pleine participation de ses États membres.
Tenplar Ngwadi
