Le Bureau de la Coordination Provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), Sud-Sud Kivu, a exprimé le 24 janvier 2026 sa profonde indignation et condamne avec la plus grande fermeté les désordres et pratiques discriminatoires observés à la frontière Kavimvira–Gatumba, actuellement fermée, mais dont la traversée est accordée de manière sélective et arbitraire à certaines personnes en fonction de leur statut économique, social ou administratif.
Il est inadmissible que seules certaines personnes bénéficient d’un couloir spécial leur permettant de rejoindre Uvira sous prétexte pour de raisons administratives et sécuritaires, tandis que la majorité de la population congolaise demeure bloquée au Burundi dans des conditions précaires.
Cette organisation des droits de l’homme rappelle que ses plaidoyers passés et actuels ont toujours porté sur l’ouverture immédiate et sans discrimination de la frontière Gatumba–Kavimvira. Le retour rapide, urgent et digne des Congolais déplacés et réfugiés au Burundi, vivant dans des conditions inhumaines ; la reprise des activités commerciales transfrontalières, dont dépend une grande partie de la population d’Uvira et du Burundi ; la reprise des travaux des routes nationales n°5 et n°30, exécutés par les entreprises EIS Eka et EIS Afrika, actuellement bloquées au Burundi.
Elle précise que les besoins sont imminents et vitaux, et que ces pratiques honteuses et discriminatoires doivent cesser immédiatement afin de garantir l’égalité de tous devant la loi. Le franchissement de la frontière est un droit légitime, et aucune autorité ne devrait se sentir à l’aise tant que les citoyens et citoyennes congolais continuent à souffrir injustement en territoire burundais.
Toute action gouvernementale responsable doit privilégier l’intérêt général et non des intérêts égoïstes et particuliers.
Eu égard à ce qui précède, elle exige urgemment la cessation immédiate des pratiques discriminatoires consistant à privilégier certaines personnes selon leur statut économique ou social, au détriment de la majorité du peuple, en particulier la population uviroise et celle du Sud-Kivu en général ; l’ouverture urgente et sans condition de la frontière Gatumba–Kavimvira dès cette semaine, afin de permettre le retour des citoyens congolais et la matérialisation des raisons évoquées.
« Nous portons à la connaissance des autorités compétentes et des partenaires du Gouvernement congolais que les dérives observées à la frontière burundaise constituent une violation flagrante des principes de légalité, d’égalité et des droits fondamentaux régissant la migration et la libre circulation des personnes ».
La Gazette du Continent
