Moscou semble recourir à des pratiques déloyales pour reconstituer ses effectifs militaires en prévision de la guerre en Ukraine, selon un rapport de la chaîne ZDF.
Des hommes originaires de pays comme l’Inde et le Kenya témoignent avoir été attirés en Russie par de fausses promesses d’emploi.
La correspondante de ZDF Africa, Susan von Lojewski, a enquêté sur le cas de Charles Waithaka, un Kenyan de 31 ans. Ce dernier avait été recruté par une agence sous de faux prétextes, prétendant qu’il allait travailler comme mécanicien pour l’armée russe.
À son arrivée en Russie, il a été confronté à un nouveau contrat rédigé en russe. Après une brève formation militaire, il a été envoyé à la frontière russo-ukrainienne, où il a perdu la vie à cause d’une mine terrestre.
Le cas tragique de Waithaka n’est pas isolé ; il pourrait y avoir plusieurs milliers d’hommes dans des situations similaires à travers l’Afrique. De nombreux recrues sont contactées via le bouche-à-oreille ou les réseaux sociaux, attirées par des offres d’emploi fallacieuses. Face à cette réalité alarmante, des familles désespérées se tournent vers les médias pour faire entendre leur voix.
Le ministre des Affaires étrangères du Kenya, Musalia Mudavadi, a déclaré à ZDF que le gouvernement avait demandé à la Russie de s’assurer que les citoyens kenyans ne figurent plus sur les listes de recrues potentielles.
Tenplar Ngwadi
