Ce lundi 16 mars a démarré par un bras de fer dans les rues de Kinshasa. Les transporteurs en commun de la mégapole congolaise ont décidé de cesser le travail pour exiger l’assouplissement des réformes récemment imposées par les autorités de la ville. Au cœur de la discorde : l’instauration de la carte professionnelle, une mesure qui cristallise la colère des professionnels du volant.
Selon l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), ce débrayage n’est pas une opposition à l’ordre, mais un cri d’alarme face à une pression réglementaire jugée insupportable. Les chauffeurs disent subir une accumulation de nouvelles règles qui freinent leur activité quotidienne.

« Les chauffeurs expriment leur mécontentement en grevant ce lundi. Ils exigent l’assouplissement des mesures prises par les autorités de la ville, notamment l’instauration de la carte professionnelle », a expliqué Miguens Nsonsa, président de la section Mitendi (ouest de Kinshasa) de l’ACCO.
Pour ce responsable local, le rythme des réformes imposées par l’hôtel de ville est devenu intenable pour les travailleurs du secteur. « Nous travaillons avec beaucoup de contraintes à cause des mesures qu’on nous impose presque chaque mois. Nous voulons qu’il y ait de l’ordre dans ce secteur, mais là, nous sommes asphyxiés », a-t-il martelé.

Alors que la grève paralyse une partie de la mobilité urbaine, les transporteurs attendent désormais un signe d’ouverture de la part de l’autorité urbaine pour alléger un dispositif qu’ils jugent trop contraignant.
Tenplar Ngwadi
