Depuis plusieurs mois, la circulation est un défi quotidien pour les usagers de l’avenue Libération, une artère majeure de la commune de Selembao à Kinshasa. Le tronçon situé entre la Prison centrale de Makala et la station Landu est en effet dans un état de délabrement alarmant, sans que les travaux de réhabilitation n’aient débuté, a constaté notre rédaction sur place le mardi 10 février 2026.
La chaussée de cette portion de route est criblée de nids de poule et de crevasses, transformant le parcours en un véritable chemin de croix pour les véhicules et les deux-roues. Une situation qui s’aggrave dramatiquement à chaque averse, la route se transformant alors en un lac artificiel impraticable, ralentissant considérablement le trafic et provoquant d’innombrables désagréments aux Kinois qui l’empruntent quotidiennement.

« Nous demandons au ministre provincial des Infrastructures de faire une descente sur le terrain pour palper du doigt le calvaire que traversent les Kinois qui fréquentent au quotidien l’avenue Libération, » a déclaré un jeune usager, visiblement exaspéré. Il dénonce par ailleurs une situation environnementale préoccupante : « La chaussée ressemble à un dépotoir à ciel ouvert.
Des immondices tirés des caniveaux en construction sont déposés sur la chaussée, au mépris des règles environnementales. » Son appel est clair : « l’autorité doit se rendre sur le terrain pour trouver une solution durable afin de soulager les usagers de cette avenue. »
L’état des infrastructures d’assainissement n’est pas moins inquiétant. Les caniveaux longeant l’avenue Libération sont remplis de bouteilles plastiques et autres déchets ménagers, obstruant la circulation des eaux et contribuant aux inondations lors des pluies. Une situation qui alarme de nombreux observateurs quant aux risques sanitaires et environnementaux.
Face à ce constat, les autorités compétentes sont également interpellées pour faire respecter les règles environnementales et sensibiliser la population à cesser de jeter des déchets dans les caniveaux, rappelant que ces infrastructures sont destinées à la canalisation des eaux de pluie et non à la collecte des immondices. L’urgence d’une intervention globale pour restaurer cette artère vitale de la capitale congolaise semble plus que jamais d’actualité.
DK
