À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) organise, le 23 mars prochain, un symposium de haut niveau à Abidjan, autour du thème : « Eau et genre : là où l’eau coule, l’égalité grandit ».
Prévu à l’auditorium de l’immeuble CCIA et accessible également en ligne, cet événement réunira des décideurs politiques, des partenaires au développement, des acteurs du secteur privé et des représentants de la société civile.
L’objectif est d’explorer comment les investissements dans le secteur de l’eau peuvent devenir un levier puissant pour promouvoir l’égalité des genres, stimuler les opportunités économiques et renforcer la résilience climatique en Afrique.
L’eau, un enjeu mondial et vital
Instituée par les Nations unies, la Journée mondiale de l’eau vise à sensibiliser à l’importance de l’eau douce. Aujourd’hui encore, plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau potable sûre, tandis que de nombreux pays font face à un stress hydrique croissant.
L’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène constitue pourtant un droit fondamental et un pilier du développement durable. Ces services sont essentiels à la santé publique, à la sécurité alimentaire, à l’éducation, ainsi qu’à la croissance économique et à l’adaptation aux changements climatiques.
Les femmes, premières touchées par la crise de l’eau
En Afrique, la rareté de l’eau affecte de manière disproportionnée les femmes et les filles. Dans de nombreuses communautés, elles assument la responsabilité de la collecte de l’eau, souvent au prix de longues heures de marche et d’efforts physiques importants.
Cette réalité limite l’accès des filles à l’éducation et réduit les perspectives économiques des femmes. Elle les expose également à des risques sécuritaires accrus lorsqu’elles doivent parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau..
Mettre le genre au cœur des solution
Pour le Groupe de la Banque africaine de développement, les femmes ne sont pas seulement des victimes de cette crise, mais aussi des actrices clés de la solution. Leur rôle central dans la gestion de l’eau au sein des ménages et des communautés en fait des partenaires incontournables des politiques hydriques.
L’institution plaide ainsi pour un renforcement de la participation des femmes dans la gouvernance de l’eau, un meilleur accès au financement et des outils adaptés pour développer des activités économiques liées à cette ressource.
Vers des systèmes hydriques inclusifs et durables
Ce symposium mettra en lumière les expériences et initiatives soutenues par la Banque, tout en explorant des mécanismes de financement innovants pour des investissements hydriques sensibles au genre et résilients au climat.
En rassemblant gouvernements, institutions et partenaires privés, le Groupe de la Banque africaine de développement entend faire émerger des solutions concrètes pour bâtir des systèmes d’eau plus inclusifs, durables et adaptés aux besoins des femmes et des filles sur le continent africain.
La Gazette du Continent
