Le président russe Vladimir Poutine a mené une offensive diplomatique ce vendredi 16 janvier. Selon une annonce du Kremlin, il s’est entretenu séparément par téléphone avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, ainsi qu’avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Par cette médiation, Moscou affirme chercher à réduire les tensions autour de l’Iran, qu’il considère comme un partenaire clé dans la région.
Cette intervention de Moscou intervient alors que l’Iran traverse une période de fortes turbulences. Depuis la fin du mois de décembre, un important mouvement de contestation contre le pouvoir s’est déclenché dans le pays.
Face à la répression sanglante de ces protestations, la réaction de Washington ne s’est pas fait attendre. Le président américain Donald Trump a multiplié les menaces directes contre Téhéran, isolant davantage le régime iranien sur la scène internationale.
Dans un communiqué diffusé à l’issue de ces échanges, la présidence russe a apporté des précisions sur la teneur des discussions avec Téhéran. Massoud Pezeshkian a informé Vladimir Poutine de l’existence de « mesures actives » actuellement prises par les autorités iraniennes. Selon la même source, ces initiatives visent à « normaliser la situation dans le pays ».
En attendant, quelque 3.000 personnes ont été arrêtées lors des récentes manifestations en Iran, selon des responsables de la sécurité cités vendredi par l’agence de presse iranienne Tasnim.
Parmi eux figuraient, écrit Tasnim, « des individus armés et des émeutiers » ainsi que « des membres d’organisations terroristes ». Dans un nouveau bilan, l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a elle fait état de jusqu’à 20.000 personnes arrêtées.
Tenplar Ngwadi
