Le Moyen-Orient s’enfonce dans une phase de confrontation directe et généralisée. Ce mercredi 04 mars 2026, la guerre a franchi un nouveau cap avec l’annonce par l’armée israélienne de frappes aériennes d’envergure sur « des dizaines » de cibles en Iran.
Guidée par ses services de renseignement, l’aviation israélienne a visé des centres de commandement du régime à travers Téhéran. En réponse à cette pression militaire, les Gardiens de la Révolution ont affirmé détenir désormais le « contrôle total » du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce mondial.
Le Liban sous un déluge de feu
Sur le front libanais, la journée a été particulièrement meurtrière. Selon le ministère libanais de la Santé, des frappes israéliennes ont fait au moins 11 morts dans plusieurs régions du pays. Au sud de Beyrouth, les localités d’Aramoun et de Saadiyat ont été touchées, laissant un bilan de six morts et huit blessés.
Plus à l’est, dans la ville de Baalbek, un immeuble de quatre étages a été pris pour cible, tuant cinq personnes et en blessant quinze autres. Les secours s’activent toujours dans les décombres pour retrouver des disparus. Enfin, dans la banlieue sud-est de la capitale, à Hazmieh, un hôtel a également été visé par un raid aérien.
Retrait diplomatique américain au Pakistan et à Chypre
Cette dégradation brutale de la sécurité a poussé Washington à prendre des mesures d’urgence pour protéger ses diplomates. Au Pakistan, le département d’État a ordonné au personnel non essentiel des consulats de Lahore et de Karachi, ainsi qu’à leurs familles, de quitter le pays. Si l’ambassade d’Islamabad reste opérationnelle, la menace sécuritaire est jugée suffisamment sérieuse pour motiver ce départ forcé.
À Chypre, une mesure similaire d’autorisation de départ a été accordée au personnel gouvernemental américain. Cette décision fait suite à une attaque iranienne ayant visé une base militaire britannique sur l’île dans la nuit de dimanche à lundi.
Menaces persistantes en Irak
Le chaos régional se fait également sentir en Irak. Pour la deuxième fois en quarante-huit heures, les forces de sécurité ont abattu un drone à proximité de l’aéroport international de Bagdad. Ce secteur est hautement sensible puisqu’il abrite une base militaire accueillant encore des conseillers américains. Si l’incident n’a fait ni victimes ni dégâts, il confirme la multiplication des fronts dans un conflit dont l’issue semble chaque jour plus incertaine.
Tenplar Ngwadi
