Accablé par une dette publique estimée à 8 600 milliards de FCFA, soit près de 70 % de son PIB, le Gabon se tourne officiellement vers le Fonds monétaire international (FMI). L’objectif pour les autorités est de tenter de stabiliser les finances publiques et d’atténuer les fortes tensions budgétaires attendues à l’horizon 2026, dans le cadre du Plan national de développement de la transition.
Le pays traverse actuellement l’une des périodes économiques les plus délicates de son histoire récente. Le poids des échéances financières et l’ampleur des ajustements nécessaires placent l’État devant un défi colossal. Selon les projections, le service de la dette pourrait atteindre près de 2 500 milliards de FCFA cette année, ce qui représente environ un quart de la richesse nationale.
Dans ce contexte de fragilité, une mission du FMI a achevé une visite d’une semaine à Libreville. À l’issue de cette mission, l’institution internationale a été on ne peut plus claire : elle appelle les autorités gabonaises à accélérer plusieurs réformes prioritaires. Le renforcement de la gouvernance, l’amélioration de la gestion des finances publiques, l’assainissement du climat des affaires ainsi que la lutte contre la corruption sont désormais au cœur des exigences du Fonds.
Alors que l’urgence budgétaire se précise, les discussions entre le Gabon et le FMI devraient se poursuivre dans les prochaines semaines pour définir les contours d’un futur accompagnement.
Tenplar Ngwadi
