Une onde de choc secoue le secteur de la santé en France. Le ministère de la Santé a officiellement confirmé ce vendredi 27 février 2026, qu’environ 15 millions de patients sont concernés par un hacking d’envergure. Des informations médicales, parfois extrêmement sensibles, ont été dérobées et mises à disposition sur les réseaux clandestins du dark web.
L’origine de cette fuite massive a été identifiée : elle provient du logiciel « MonLogicielMedical » (MLM), édité par la société Cegedim Santé. Cet outil est utilisé par environ 3 800 médecins libéraux à travers le pays.
Le ministère de la Santé a tenu à apporter une précision de taille pour rassurer les usagers du service public : aucun hôpital ni établissement public n’est concerné par cette intrusion. La faille touche exclusivement ce prestataire privé utilisé par les praticiens de ville.
L’affaire prend une dimension politique et sécuritaire au-delà de la simple protection de la vie privée. Selon les vérifications effectuées par France 2, des personnalités politiques de premier plan, des hauts fonctionnaires ainsi que des responsables de la sécurité nationale figureraient parmi les patients dont les données ont été compromises.
Alors que l’ampleur du vol continue d’être évaluée, les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes de cette cyberattaque et sécuriser les accès défaillants. Une affaire qui illustre, une fois de plus, la vulnérabilité des données de santé face à la cybercriminalité.
Tenplar Ngwadi
