Le 7 décembre 1993, il y a tout juste 32 ans, le père de la nation ivoirienne rendait son dernier souffle.
Ses biographes disent qu’il est né le 18 octobre 1905 à Yamoussoukro, médecin de formation, Félix Houphouët-Boigny a conduit son pays, ex-colonie française, à l’indépendance en 1960.
Il l’a ensuite dirigé sans partage pendant 33 ans .
Son destin est lié à celui de la Côte d’Ivoire. Lorsqu’il meurt le 7 décembre 1993, les ivoiriens pleurent le grand baobab. Il est le bâtisseur, le père de la Côte d’Ivoire, ces adversaires politiques et partisans s’accordent sur ce point.
Sa mort a affecté les ivoiriens et ravivé la lutte pour la succession. De Gaulle dans ses mémoires l’a dépeint comme un cerveau politique de premier ordre , il fut ministre de la IVe république , ministre d’État de De Gaulle, il a participé à la rédaction de la Constitution de la Ve république.
La Côte d’Ivoire avait connu une croissance vertigineuse dans les deux décennies qui ont suivi son indépendance en 1960. Une croissance portée par le secteur agricole, au point qu’on a parlé de miracle économique ivoirien.
Citée en exemple pour sa stabilité politique, la Côte d’Ivoire s’était hissée au rang de première puissance économique d’Afrique francophone, devenant le premier producteur mondial de cacao avec 40% du marché.
La machine économique s’est grippée : endettement massif, les cours du cacao et du café se sont effondrés, corruption , dépenses somptuaires et constructions coûteuses (la basilique de Yamoussoukro, une réplique de Saint Pierre de Rome).
L’inimaginable se produit en mars 1990 lors d’une manifestation. Des jeunes manifestants au cri: Houphouët voleur,corrompu,démission, vieux gaga, dictateur !
Opéré d’un cancer de la prostate en France, sa santé se dégrade, le vieux meurt 7 décembre à l’âge de 88 ans.
Depuis sa mort,la Côte d’Ivoire vit tout ce que son régime lui avait épargné : violences politiques, rivalités ethniques, rébellion, tentatives de coup d’Etat.
Jean- Claude Mass Mombong
