Le vice-président du Parti des peuples africains, formation de l’ancien président Laurent Gbagbo, a été arrêté pour des « appels à l’insurrection populaire et au renversement des institutions de la République ».
Le lendemain de l’annonce de la réélection du président ivoirien Alassane Ouattara pour un quatrième mandat consécutif, Damana Pickass, a été arrêté par la police le 4 novembre en banlieue d’Abidjan.
Dans une vidéo d’une vingtaine de minutes publiée sur les réseaux sociaux, il invitait « tous les Ivoiriens à occuper les rues de façon pacifique » et à montrer « beaucoup plus de détermination, beaucoup plus de volonté, beaucoup plus d’engagement ».
Les violences électorales ont provoqué au moins onze morts, mais l’opposition avance un bilan de vingt-sept morts.
Le procureur de la République justifie l’arrestation de Damana Pickass par des « appels à l’insurrection populaire et au renversement des institutions de la République ».
« Ces appels, relayés aussi bien la veille de la marche du 11 octobre, les jours qui l’ont suivie qu’à l’occasion du scrutin présidentiel du 25 octobre, ont conduit à la constitution d’attroupements armés et non armés », a déclaré le procureur.
Il a annoncé d’autres arrestations à venir et promis que « tous les auteurs, complices et commanditaires [de ces infractions], quelle que soit leur qualité, seront recherchés, interpellés et jugés ».
Albert Toussaint
