Le Bureau de la Coordination Provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) Sud-Kivu, par son Coordonnateur provincial, Martin Mashimango Mafikiri, a remercié dans un communiqué daté du 15 décembre 2025, en premier lieu, le Gouvernement burundais pour l’accueil chaleureux et humanitaire réservé aux déplacés de guerre en provenance de la ville d’Uvira et de ses environs, suite à la prise de cette ville par les éléments du M23/AFC.
Cet acte témoigne d’une bonne collaboration et d’un esprit de fraternité entre deux pays frères.
Néanmoins, le Bureau de la Coordination Provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise Sud-Kivu alerte avec la plus grande urgence sur les conditions de vie déplorables que traversent actuellement ces déplacés au niveau de Gatumba/Brigade, lesquelles ont un impact négatif grave sur leur santé et leur dignité humaine. « Nous condamnons avec fermeté le silence manifeste du Gouvernement congolais face à cette catastrophe humanitaire que subissent des citoyens congolais paisibles ».
Le manque criant de toilettes adéquates, l’insuffisance d’hébergement approprié, l’accès limité aux soins de santé et l’absence d’une assistance humanitaire structurée sont les principaux problèmes observés.
À la suite de ces conditions de vie inhumaines, la Coordination Provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise Sud-Kivu constate une augmentation inquiétante des cas de choléra et de paludisme, mettant en danger la vie de milliers de déplacés. « Nous rappelons avec insistance que la vie humaine est sacrée et doit être protégée en toutes circonstances ».
Mesures proposées
Vu l’urgence humanitaire, le Bureau de la Coordination Provinciale de la NSCC Sud-Kivu a fait des propositions et recommandations au Gouvernement congolais ainsi qu’aux partenaires internationaux.
Il s’agit notamment de l’ouverture urgente de la frontière Gatumba–Kavimvira afin de faciliter le retour volontaire des déplacés qui souhaitent regagner Uvira et d’autres localités ; le renforcement du processus de rapatriement et d’orientation des déplacés vers des camps de réfugiés appropriés, offrant des conditions de vie dignes ; la mise en place immédiate d’une assistance humanitaire rigoureuse, responsable et coordonnée en faveur des déplacés (santé, eau, hygiène, alimentation et abris).
Par ailleurs, le retour le dimanche 14 décembre 2025, des travailleurs burundais vivant à Uvira vers le Burundi a constitué un acte d’humanisme exemplaire et un signal positif face à la misère causée par le contexte sécuritaire du Sud-Kivu. « Nous souhaitons que ce même esprit humanitaire soit appliqué aux Congolais d’Uvira désireux de rentrer chez eux ».
