Une cérémonie est décalée de 24 heures. La rentrée judiciaire de la Cour des comptes, initialement prévue le lundi 2 mars 2026, est reportée au mardi 3 mars 2026 au Palais du Peuple.
L’annonce a été faite par le Bureau du rapporteur général de la Cour des comptes. Selon le rapporteur général adjoint, André Jacques Kiendo Mabiala, les dispositions pratiques relatives au déroulement de cette cérémonie demeurent inchangées. Seule la date connaît une modification.
Une institution constitutionnelle de contrôle
Instituée par la Constitution de la République Démocratique du Congo, la Cour des comptes est l’organe supérieur de contrôle des finances publiques. Elle a pour mission de vérifier la gestion des finances de l’État, des entreprises publiques ainsi que des entités territoriales décentralisées.
Longtemps attendue dans sa forme opérationnelle actuelle, la Cour des comptes joue aujourd’hui un rôle central dans la promotion de la bonne gouvernance, de la transparence et de la reddition des comptes.
Historique et première rentrée judiciaire
Si la Cour des comptes existe dans l’architecture institutionnelle de la République Démocratique du Congo depuis plusieurs décennies, son fonctionnement a connu différentes étapes d’évolution, notamment à la faveur des réformes institutionnelles intervenues après la Constitution de 2006.
La tenue d’une rentrée judiciaire marque un moment important dans la vie de l’institution. Elle symbolise l’ouverture officielle de l’année judiciaire et constitue une occasion de dresser le bilan des activités passées, de présenter les orientations futures et de réaffirmer le rôle de la Cour dans le contrôle des finances publiques.
La première rentrée judiciaire de la Cour des comptes, organisée après sa redynamisation institutionnelle, avait consacré son affirmation comme pilier du contrôle externe des finances de l’État.
Un enjeu de gouvernance
Dans un contexte où la gestion des ressources publiques demeure un sujet majeur, la rentrée judiciaire de la Cour des comptes représente un signal fort en matière de discipline budgétaire et de responsabilité publique.
La cérémonie prévue au Palais du Peuple de Kinshasa réunira les autorités judiciaires, les membres du gouvernement, les parlementaires ainsi que plusieurs partenaires institutionnels.
Malgré le report, l’enjeu reste le même : rappeler que la transparence et la bonne gestion des deniers publics constituent des piliers essentiels de l’État de droit.
Zacharie Mikunga
