Sur instruction du gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, les autorités urbaines ont décidé de renforcer le contrôle technique des véhicules circulant dans la capitale. Cette mesure s’inscrit dans l’application stricte de l’arrêté signé le 12 novembre 2025 par le Vice-premier ministre, ministre des Transports et Voies de communication.
Selon cette directive, tout véhicule ne respectant pas les normes techniques minimales sera immédiatement immobilisé et conduit en fourrière par la Régie des fourrières et du contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK). Les engins jugés irrécupérables pourront être détruits conformément aux dispositions légales en vigueur.
Une réponse à la dégradation du parc automobile
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la dégradation progressive du parc automobile dans la capitale congolaise. À Kinshasa, de nombreux véhicules circulent depuis plusieurs années dans un état technique jugé préoccupant par les autorités et les spécialistes de la sécurité routière.
Entre taxis collectifs, bus de transport en commun et véhicules privés souvent vieillissants, plusieurs engins roulent avec des systèmes de freinage défaillants, des pare-brise fissurés ou encore sans dispositifs d’éclairage fonctionnels. Cette situation est régulièrement pointée du doigt comme l’une des causes des accidents de circulation enregistrés sur les principales artères de la capitale.
Face à ce constat, le gouvernement central et les autorités provinciales ont décidé de renforcer l’application des normes techniques afin de réduire les risques d’accidents et d’améliorer la sécurité des usagers de la route.
Des critères techniques obligatoires pour circuler
D’après les dispositions rappelées par les autorités, tout véhicule en circulation doit impérativement répondre à plusieurs exigences techniques de base.
Il doit notamment de disposer d’un système d’éclairage et de signalisation fonctionnel ; d’être équipé de rétroviseurs intérieur et extérieur ; de posséder un avertisseur sonore ; d’être doté d’essuie-glaces opérationnels ; d’avoir un pare-brise en bon état ; de disposer de vitres ; d’être équipé de pneumatiques conformes ; de respecter les normes relatives aux émissions de gaz d’échappement ainsi qu’au réservoir et aux canalisations de carburant.
Tout manquement à ces critères peut entraîner l’immobilisation immédiate du véhicule.
Vers un assainissement du transport urbain
Les autorités provinciales expliquent que cette opération vise également à assainir le secteur du transport urbain dans la capitale congolaise. Depuis plusieurs années, des voix s’élèvent pour dénoncer la circulation d’épaves roulantes sur les routes de la ville.
En renforçant les contrôles techniques et en autorisant la mise en fourrière des véhicules non conformes, l’exécutif provincial espère réduire les risques d’accidents, améliorer les conditions de transport des habitants et imposer progressivement une culture de respect des normes de sécurité routière.
La Gazette du Continent
