La mort tragique de Dag Hammarsk Jold reste un mystère jusqu’aujourd’hui.
Il effectuait une mission de paix au Congo nouvellement indépendant et devait rencontrer le dirigeant du Katanga, Moise Tshombe, qui avait fait sécession et proclamé son indépendance avec le soutien des milieux d’affaires occidentaux.
Le 18 septembre 1961, un avion s’abat au-dessus à Ndola, en Rhodésie du Nord, l’actuelle Zambie, très vraisemblablement à la suite d’un attentat.
Parmi les victimes figure le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Suédois Dag Hammarskjold (56 ans). Il tentait de résoudre le conflit qui déchirait le Congo depuis l’assassinat du leader Patrice Lumumba.
Moins d’un an après l’indépendance de l’ancienne colonie belge du Congo (aujourd’hui République démocratique du Congo), la province sécessionniste du Katanga est entrée dans une crise contre les troupes de l’ONU envoyées pour la réduire.
Deux hommes-clés ont prévu de se rencontrer ce jour-là pour tenter d’amorcer une solution politique. Le rendez-vous discret a été pris sur le petit aéroport de Ndola, à la frontière entre le Katanga et la Rhodésie.
Leader de la sécession, Moïse Tshombé est arrivé la veille dans l’après-midi. Le secrétaire général de l’ONU, le Suédois Dag Hammarskjöld, est attendu peu après minuit.
Le 18 septembre 1961, le haut fonctionnaire suédois, à la tête de l’ONU depuis 1953, embarque en fin de soirée à bord d’un DC-6 à Léopoldville (Congo), à destination de Ndola, en Rhodésie du Nord, où il espère négocier un cessez-le-feu avec Moïse Tshombé, chef de file de la riche province minière sécessionniste du Katanga, dans le sud du Congo.
L’appareil et ses seize passagers s’écrasent à 18 kilomètres de l’aéroport de Ndola. Les autorités locales concluent à une erreur de pilotage. Plus tard, deux enquêtes diligentées par les Nations unies n’excluront pas l’attentat.
Sa mort demeure un mystère qui hante bon nombre de chancelleries dont les archives encore tenues secrètes gardent en elles, une partie de cette vérité recherchée.
Sa mort a été le sujet d’enquêtes qui n’ont pas pu déterminer si le crash était un accident ou s’il y avait eu des facteurs externes.
Plusieurs États membres ont refusé de coopérer avec l’ONU, bloquant ainsi la déclassification de documents cruciaux pour faire la lumière sur l’affaire.
Évoquer sa mort tragique , c’est raconter l’Afrique des années 60, celle des mouvements de Libération, des coups d’Etat, des assassinats, ce continent miné par l’ingérence des puissances étrangères et de ces mercenaires barbouzes.
Il était surnommé Monsieur H, tant son nom était imprononçable . Dag Hammarskjöld a été l’une des figures importantes de l’Organisation des Nations Unies.
La RDC avec ses richesses demeure toujours ce pays convoité soixante cinq ans après son émancipation politique.
Jean- Claude Mombong Mass
