Le calendrier électoral est désormais gravé dans le marbre. Les Congolais se rendront aux urnes le dimanche 15 mars 2026 pour le premier tour de l’élection présidentielle, a annoncé le gouvernement à l’issue d’un Conseil des ministres réuni le 20 janvier. Cette décision, qui démentait les rumeurs d’un possible report au 22 mars, a été confirmée par le porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla.
Le dispositif électoral se déploie ainsi : les forces de l’ordre voteront par anticipation le 12 mars, afin d’assurer la sécurité du scrutin le jour J. La campagne électorale s’étendra du 28 février jusqu’au 13 mars à minuit, laissant place à une journée de silence électoral le 14 mars, conformément aux exigences constitutionnelles qui prévoient que l’élection ait lieu entre 30 et 40 jours avant la fin du mandat en cours, initié le 16 avril 2021.
Candidatures en vue : entre confirmations et spéculations
Alors que les candidatures commencent à se formaliser, un climat d’attente et de vigilance prévaut dans le pays. Le président sortant, Denis Sassou-N’guesso, 82 ans, bien qu’il n’ait pas encore officiellement confirmé sa candidature, a été investi par le Parti congolais du Travail (PCT) en décembre dernier.
Du côté de l’opposition, plusieurs figures ont déjà annoncé leur participation : Destin Gavet (Mouvement Républicain), Uphrem Dave Mafoula (Les Souverainistes) et Anatole Limbongo-Ngoka (PARADIS). D’autres noms, dont celui de Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntoumi, circulent également, laissant présager une campagne électorale animée.
Le gouvernement a tenu à insister sur la transparence du processus électoral. Les dates limites pour le dépôt des candidatures doivent encore être précisées par l’administration électorale, mais aucune modification du calendrier légal n’est envisagée, garantissant ainsi le respect des règles établies.
Tenplar Ngwadi
