Le conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran entre dans sa phase la plus critique. Ce lundi 02 mars 2026, au troisième jour des hostilités déclenchées samedi dernier, l’armée américaine a revu à la hausse le bilan de ses pertes, annonçant que six militaires ont été tués depuis le début de la guerre.
Ce nouveau bilan intervient après la découverte des corps de deux soldats précédemment portés disparus. « Les forces américaines ont récemment récupéré les dépouilles de deux militaires dans une installation touchée lors des premières attaques de l’Iran dans la région », a précisé le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un message publié sur le réseau social X.
Une escalade régionale hors de contrôle
Sur le terrain, la confrontation ne se limite plus au seul territoire iranien et menace d’embraser l’ensemble de la région. Tandis que Téhéran multiplie les attaques contre ses voisins du Golfe, l’armée israélienne (Tsahal) a annoncé l’extension de ses opérations au Liban pour frapper le Hezbollah. Signe d’une intensification des frappes sur la capitale iranienne, Tsahal a également déclaré son intention de cibler prochainement le quartier d’Evin, à Téhéran.
La stratégie du « coup préventif »
Du côté de Washington, l’administration justifie l’offensive par la nécessité de neutraliser les menaces stratégiques à la source. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a affirmé ce lundi que les États-Unis avaient attaqué l’Iran « de manière préventive » après avoir pris connaissance des plans d’Israël.
« Nous voulons, avant tout, empêcher les capacités balistiques et nucléaires de l’Iran », a martelé le chef de la diplomatie américaine, fixant ainsi les objectifs prioritaires de cette intervention militaire d’envergure.
Tenplar Ngwadi
