Plusieurs incidents violents ont suivi la proclamation des résultats de l’élection du 12 octobre par le Conseil constitutionnel.
À Garoua, fief de l’opposant Issa Tchiroma Bakary qui revendique la victoire, et à Douala.
Des tirs ont été entendus à proximité du domicile de l’opposant qui revendique la victoire, ses partisans qui campaient devant chez lui pour le protéger ont été visés, deux gardiens ont été abattus.
Douala était quasiment à l’arrêt : les commerces ont fermé, les taxis ont disparu des rues et les grandes enseignes bancaires ont demandé à leur personnel de rester à domicile.
Des centaine de personnes ont été arrêtés à travers le pays, dont 60 pour la seule ville de Douala. Des manifestations vont se poursuivre demain dans plusieurs localités, notamment à Bafoussam et Maroua, et ce, malgré un dispositif sécuritaire renforcé.
La Gazette du Continent
